Depuis sa création en 2014, l’ARPPPP – le laboratoire de Recherche appliquée innovant de l’institut de la Parentalité et de la Fédération des Praticiens de la Parentalité – mène des projets de recherche scientifique avec pour objectif d’améliorer la prévention en santé mentale et le soutien à la parentalité.
Avec pour objectif le soutien à la parentalité et l’amélioration de la prévention dans la santé mentale, l’ARPPPP mène plusieurs projets de recherche, articulés autour de trois grands axes :
Orane Leroy Rivierre, interne en santé publique a réalisé sa thèse de médecin en évaluant les programmes A.V.I.O.N.® dans le cadre de son travail au sein de l’Institut de la Parentalité. Le rapport a été soumis puis publié par à la revue « Devenir »[1].
L’évaluation des programmes A.V.I.O.N.® a été réalisée à travers une série de questionnaires et d’entretiens avec les participants. Les données ont été recueillies avant et après les interventions pour mesurer les changements autour de trois objectifs : compétences parentales, stress parental, régulation émotionnelle.
Les résultats préliminaires montrent que les programmes A.V.I.O.N.® ont eu un impact positif significatif sur les participants :
Les programmes A.V.I.O.N.® sont efficaces pour améliorer les compétences parentales et la santé mentale des parents et des enfants. Les résultats de cette évaluation soutiennent la poursuite et l’expansion de ces programmes pour atteindre un plus grand nombre de familles.
[1] Leroy-Rivierre, O., El Ouazzani, H. et Raynaud, A. (2021). Évaluation du Programme D’accompagnement de la Parentalité « ateliers Parents : La Sécurité Affective Dans la Relation Parent-Enfant » Devenir, . 33(1), 69-88. https://doi.org/10.3917/dev.211.0069.
La recherche pour le programme A.V.I.O.N.® vise à explorer les conditions dans lesquelles ce dispositif favorise le sentiment de compétence parentale, diminue le stress parental et augmente la capacité de réguler les états émotionnels. L’ARPPPP est ainsi intégrée au comité scientifique de APPIE. Ce projet, porté par à l’Université de Bordeaux, vise à produire un outillage basé sur la science et les contraintes de terrain, permettant d’orienter les décisions, actions et mesures en faveur du bien-être de l’enfant, s’appuyant sur des programmes probants.
Les recommandations internationales sont en adéquation avec les objectifs des séances des programmes A.V.I.O.N.® :
1- Article d’Orane Leroy Rivierre (Revue: « Devenir »):
2- Lors de cette recherche considérant un échantillon plus large seront ajoutés à la recherche préliminaire : :
Le recueil des données est programmé pour le dernier trimestre 2025.
Le projet de recherche CARING : Attachement & Fonction Réflexive vise à étudier l’effet de la formation à la théorie de l’attachement sur la fonction réflexive des professionnels engagés dans des actions de prévention et protection de l’enfance. Le contexte de cette recherche repose sur l’importance de l’environnement psychoaffectif de l’enfant et la nécessité de nouer des relations d’attachement sécurisantes dès la naissance. Les objectifs incluent l’observation de l’impact de la formation PANJO sur la fonction réflexive et l’empathie des professionnels de PMI intervenant à domicile.
La méthodologie implique un échantillon de 45 à 60 professionnels de PMI, incluant des infirmières puéricultrices, des sages-femmes et des médecins. Les instruments de mesure comprennent des questionnaires socio-démographiques, de fonction réflexive, d’efficacité générale et d’empathie professionnelle, ainsi que la compréhension clinique d’une vignette. Le protocole se déroule en trois étapes : avant la formation, juste après la formation, et éventuellement à distance (3-4 mois).
Les partenariats et collaborations incluent Santé publique France et l’Institut de la Parentalité, avec des interventions menées par des professionnels formés à la théorie de l’attachement. Le comité scientifique est composé de chercheurs et de cliniciens spécialisés dans la théorie de l’attachement et la fonction réflexive.
La constitution d’un comité scientifique est une étape cruciale pour structurer les axes de recherche de CARING. Ce comité scientifique, composé de chercheurs renommés tels que Pr George Tarabulsy, Pr Linda Cambon, Nathalie Savard et Pr Claud Bisaillon, soutient le développement stratégique et cohérent des recherches menées. Le comité évalue l’acceptabilité scientifique des projets et contribue à la rigueur méthodologique des études.
En conclusion, ce projet de recherche vise à améliorer la qualité de la formation des professionnels de PMI et à promouvoir un attachement sécurisant chez les enfants, contribuant ainsi à leur développement harmonieux et à la prévention des troubles de santé mentale.
L’article 51 de la loi de financement de la sécurité sociale de 2018 (article L.162-31-1 du code de la sécurité sociale) est un dispositif qui permet d’expérimenter de nouvelles organisations en santé reposant sur des modes de financements inédits. Ce dispositif vise à améliorer le parcours des patients, l’efficience du système de santé, l’accès aux soins et la pertinence de la prescription des produits de santé. Il permet de déroger à de nombreuses dispositions législatives relatives aux règles de financement et d’organisation de droit commun. L’article 51 s’appuie sur la création du fonds pour l’innovation du système de santé (FISS), qui finance de manière dérogatoire les activités de soins, de prévention et d’accompagnement au sein des secteurs sanitaire, social et médico-social, ainsi que l’ingénierie et l’amorçage des projets.
En tant que laboratoire d’innovation, l’ARPPPP joue un rôle crucial dans l’étude et la duplication des pratiques, ouvrant des perspectives pour l’ensemble du secteur. Les défis rencontrés, tels que la montée en charge tardive des inclusions en 2023 et les subventions insuffisantes, ont été relevés grâce à une mobilisation humaine forte et une adaptation continue. L’expérimentation B.A.S.E. (Besoins d’Attachement et Santé de l’Enfant) porte une innovation majeure pour le futur système de santé français. D’autres pays francophones souhaitent dupliquer nos avancées.
La clinique de l’attachement et la prévention constituent l’ADN de l’Institut de la Parentalité. Ces éléments fondamentaux ont été intégrés par le Dr Anne Raynaud et son équipe, qui ont construit les parcours en se basant sur le principe commun des praticiens : travailler sur les liens d’attachement enfant-parent.
Nombre d’inclusions de familles par année
Le cahier des charges de l’expérimentation B.A.S.E. prévoit l’inclusion de 2 950 familles sur une durée de quatre ans, à compter de la première inclusion (11 juin 2022).
L’évaluation intermédiaire de l’expérimentation B.A.S.E. a été réalisée par ACE Santé sous le pilotage de la cellule d’évaluation Article 51. Les auteurs principaux de ce rapport sont Damien Dauga, manager senior, et Charlotte Boiton, consultante. Les référentes de l’évaluation sont Pauline Vidal de la DREES et Sandrine Angui de la CNAM. Claire Oget-Gendre de la SGMCAS est la référente de l’expérimentation.
L’évaluation est organisée autour de quatre axes principaux :
Collecte de données : L’évaluation repose sur des éléments qualitatifs (questionnaires, entretiens avec des usagers, des professionnels et des partenaires) et quantitatifs (nombre de demandes, nombre d’inclusions par forfait, nombre de consultations par forfait, etc.)
Entretiens : Des entretiens individuels et collectifs ont été réalisés avec les membres de l’équipe projet, les professionnels de l’Institut de la Parentalité, et les familles bénéficiaires
Analyse des parcours : L’évaluation examine les parcours des familles, la précocité des prises en charge, l’adéquation et le niveau de réalisation des parcours, ainsi que l’amélioration des compétences parentales et psychosociales des enfants
L’évaluation vise à :
Les évaluateurs recommandent de renforcer la communication auprès des partenaires et du grand public pour garantir la montée en charge des inclusions.
Ils soulignent également l’importance de disposer d’un panel de familles ayant clôturé leur parcours pour une évaluation médico-économique plus solide.
MICHEL JORGE
Avec 34 ans d’expérience, de l’aéronautique aux technologies numériques, Michel Jorge a fait de l’innovation au service de l’humain le fil conducteur de son parcours.
Co directeur des Instituts de la Parentalité et cofondateur de la Fédération des Praticiens de la Parentalité, il œuvre depuis 2019 à transformer en profondeur les réponses apportées aux familles, en intégrant neurosciences, attachement et prévention précoce dans des programmes opérationnels et accessibles.
Porté par la pensée du Dr Anne Raynaud, il contribue à créer des dispositif innovants -dont le modèle B.A.S.E. et plusieurs parcours coordonnés en prévention -, aujourd’hui adoptés par des professionnels et des institutions. Il accompagne l’équipe de l’Institut pour structurer des stratégies cohérentes et impulser des dynamiques ambitieuses au service des enfants et des familles.
ROXANNE RICHARD
Roxanne Richard est Directrice opérationnelle de l’Institut de la Parentalité.
Elle travaille à l’Institut depuis 2022, assurant les postes de responsable administrative et financière et coordinatrice de la Fédération des Praticiens de la Parentalité (10 instituts de la Parentalité en France). Elle accompagne en ce sens les professionnels de la Petite enfance (santé, social, éducation) à développer et porter leur Institut en région et à mettre en place des actions de prévention. Elle travaille avec les partenaires financiers et institutionnels de l’Institut, au niveau national comme au niveau local, avec tous ceux qui composent l’écosystème de l’Institut de la Parentalité dans les territoires.
YAËL SAADA
Chercheure au CHU de Bordeaux au sein du Appie Lab’, référente scientifique et formatrice à l’Institut de la Parentalité.
Après un parcours de chercheure, enseignante et formatrice pour adultes à l’Université, Yaël Saada a rejoint l’équipe de Linda Cambon PhD, HDR, chercheure en santé publique au CHU de Bordeaux : elle travaille sur le projet APPIE (Analyse des politiques publiques à impact sur l’enfant) qui vise à évaluer les conditions favorables au bien-être des enfants dans différents contextes, éducation, protection de l’enfance, soutien à la parentalité, urbanisme (…).
Elle a rejoint les équipes de l’Institut de la Parentalité, en tant que chercheure au Comité scientifique de l’ARPPPP (elle met notamment en place des protocoles d’évaluation sur des dispositifs comme AVION et PANJO), et en tant que formatrice au sein d’IDP Formation : pour elle, la transmission des connaissances fait partie intrinsèque de la posture du chercheur. Elle tient à rendre le savoir accessible et pratique. Passionnée par le développement de l’enfant et la relation d’aide, elle a à cœur d’associer la recherche et la pratique clinique.
Yaël Saada est titulaire d’un doctorat de psychologie.
PAULINE GOUTODIER
Psychologue clinicienne et psychothérapeute en libéral. Coordinatrice scientifique de la Fédération des praticiens de la Parentalité. Paris
Elle a toujours voulu travailler avec les enfants… mais en les rencontrant, elle s’est rendu compte que travailler avec leurs parents la passionnait aussi ! Progressivement, les adultes ont donc trouvé toute leur place dans sa pratique. Elle s’est spécialisée dans l’accompagnement à la parentalité. Formée à la théorie de l’attachement, à la psychoéducation et en ICV (Intégration au cycle de vie), Pauline Goutodier a cheminé plusieurs années aux côtés du Dr Anne Raynaud, fondatrice des Instituts de la parentalité. Elle a monté en 2019 l’institut Paris-Sénart, coordonné et fondé l’association qu’elle a présidé pendant 6 ans. Elle exerce aujourd’hui en libéral, tout en assurant la fonction de formatrice et coordinatrice clinique de la Fédération des Instituts de la Parentalité.
Pauline Goutodier est diplômée de l’Université Paris Descartes (Master 2 de psychologie clinique et de psychopathologie intégrative en 2018) et titulaire du Diplôme Universitaire Attachement (Université Paris Cité en 2019).
LAURINE BRUNET
Responsable du pôle formateur et référente de formation Prévention et Petite Enfance des Instituts de la Parentalité. Formatrice. Bayonne
Elle porte une attention constante à la qualité du vivre ensemble. Laurine Brunet enrichit donc en ce sens régulièrement son objectif professionnel : apporter des clés de compréhension dans les relations humaines, pour favoriser la création de liens sécurisants. Elle concentre ses interventions auprès des professionnels et des parents : elle forme et soutient les professionnels de la relation d’aide à travers des parcours de formation ; formée à l’écoute active et à l’attachement, elle accompagne les parents pour permettre aux enfants d’être mieux compris et entendus.
Après une formation initiale d’Educatrice de Jeunes Enfants, Laurine Brunet a travaillé dans le milieu du handicap (IME, SESSAD) et tenu des postes à responsabilités dans le champ de la petite enfance. Elle est titulaire du DUFA (Diplôme Universitaire de Formateur d’Adultes) et du Diplôme Universitaire Attachement.