Ce jeudi 19 février 2026 s’ouvraient les Assises du soutien à la parentalité, à l’initiative de Stéphanie Rist, Ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées et Sarah El Haïry, Haute-commissaire à l’Enfance. Un événement qui marque une étape essentielle : repenser collectivement la manière dont notre société accompagne les parents dans un contexte profondément transformé. L’Institut de la parentalité a répondu présent à l’invitation des Assises.
Être parent en 2026, c’est naviguer dans un environnement de plus en plus complexe (accélération du rythme de vie, forte exposition au numérique, isolement croissant de nombreuses familles, pressions économiques et sociales, fragilités accrues à l’adolescence…). Les familles ont besoin de repères clairs, accessibles, cohérents et d’un soutien adapté à chacune de leurs réalités. Les Assises sont nées de ce constat.
Une politique publique en renouvellement
Cette démarche nationale de concertation réunissait donc ce jeudi administrations, associations, représentants du monde du travail et professionnels de terrain pour réfléchir collectivement à la manière d’améliorer la politique publique de soutien aux parents et coconstruire des propositions opérationnelles et soutenables. Une politique publique de soutien envisagée à chaque âge de la vie de l’enfant (de la petite enfance à l’adolescence) et qui abordera des thématiques spécifiques comme la parentalité numérique ou la conciliation parentalité et vie professionnelle. L’Institut de la parentalité a participé au lancement de la réflexion.
Des enjeux au cœur du développement de l’enfant
L’UNICEF et les politiques publiques récentes ont rappelé l’importance de bâtir des environnements favorables à la sécurité affective, au bien être et à l’autonomie des enfants. Comme l’a développé ce jeudi Madame la Ministre, ces travaux sont portés par la volonté de soutenir les parents et de répondre aux besoins fondamentaux de l’enfant. Deux objectifs au cœur des missions portées depuis 10 ans par l’Institut de la parentalité.
Une responsabilité collective
Sur l’ensemble du territoire, les professionnels innovent, expérimentent, évaluent.
L’Institut de la Parentalité, via ses programmes scientifiquement fondés (intervention relationnelle, approche sensible au trauma inspirée du modèle ARC, programmes de soutien à la parentalité AVION® et BASE), ses formations, ses projets territoriaux comme la stratégie ESPOIR et son travail avec les professionnels du social, médico-social, de la santé, justice et éducation nationale, illustre cette volonté de transformer les pratiques en profondeur.
Ce travail démontre depuis plusieurs années qu’un soutien structuré, précoce et gradué réduit les vulnérabilités et renforce durablement les familles. En d’autres termes, soutenir les parents, c’est agir à la racine du développement de l’enfant et de la cohésion sociale.
La contribution indispensable des acteurs de terrain
Les Assises 2026 ouvrent un cycle de travail collectif ambitieux. Elles offrent une opportunité précieuse : celle de coconstruire une politique nationale ambitieuse, humaine et réellement adaptée aux réalités des familles.
L’Institut de la Parentalité est fier de participer à cet élan collectif.
MICHEL JORGE
Avec 34 ans d’expérience, de l’aéronautique aux technologies numériques, Michel Jorge a fait de l’innovation au service de l’humain le fil conducteur de son parcours.
Co directeur des Instituts de la Parentalité et cofondateur de la Fédération des Praticiens de la Parentalité, il œuvre depuis 2019 à transformer en profondeur les réponses apportées aux familles, en intégrant neurosciences, attachement et prévention précoce dans des programmes opérationnels et accessibles.
Porté par la pensée du Dr Anne Raynaud, il contribue à créer des dispositif innovants -dont le modèle B.A.S.E. et plusieurs parcours coordonnés en prévention -, aujourd’hui adoptés par des professionnels et des institutions. Il accompagne l’équipe de l’Institut pour structurer des stratégies cohérentes et impulser des dynamiques ambitieuses au service des enfants et des familles.
ROXANNE RICHARD
Roxanne Richard est Directrice opérationnelle de l’Institut de la Parentalité.
Elle travaille à l’Institut depuis 2022, assurant les postes de responsable administrative et financière et coordinatrice de la Fédération des Praticiens de la Parentalité (10 instituts de la Parentalité en France). Elle accompagne en ce sens les professionnels de la Petite enfance (santé, social, éducation) à développer et porter leur Institut en région et à mettre en place des actions de prévention. Elle travaille avec les partenaires financiers et institutionnels de l’Institut, au niveau national comme au niveau local, avec tous ceux qui composent l’écosystème de l’Institut de la Parentalité dans les territoires.
YAËL SAADA
Chercheure au CHU de Bordeaux au sein du Appie Lab’, référente scientifique et formatrice à l’Institut de la Parentalité.
Après un parcours de chercheure, enseignante et formatrice pour adultes à l’Université, Yaël Saada a rejoint l’équipe de Linda Cambon PhD, HDR, chercheure en santé publique au CHU de Bordeaux : elle travaille sur le projet APPIE (Analyse des politiques publiques à impact sur l’enfant) qui vise à évaluer les conditions favorables au bien-être des enfants dans différents contextes, éducation, protection de l’enfance, soutien à la parentalité, urbanisme (…).
Elle a rejoint les équipes de l’Institut de la Parentalité, en tant que chercheure au Comité scientifique de l’ARPPPP (elle met notamment en place des protocoles d’évaluation sur des dispositifs comme AVION et PANJO), et en tant que formatrice au sein d’IDP Formation : pour elle, la transmission des connaissances fait partie intrinsèque de la posture du chercheur. Elle tient à rendre le savoir accessible et pratique. Passionnée par le développement de l’enfant et la relation d’aide, elle a à cœur d’associer la recherche et la pratique clinique.
Yaël Saada est titulaire d’un doctorat de psychologie.
PAULINE GOUTODIER
Psychologue clinicienne et psychothérapeute en libéral. Coordinatrice scientifique de la Fédération des praticiens de la Parentalité. Paris
Elle a toujours voulu travailler avec les enfants… mais en les rencontrant, elle s’est rendu compte que travailler avec leurs parents la passionnait aussi ! Progressivement, les adultes ont donc trouvé toute leur place dans sa pratique. Elle s’est spécialisée dans l’accompagnement à la parentalité. Formée à la théorie de l’attachement, à la psychoéducation et en ICV (Intégration au cycle de vie), Pauline Goutodier a cheminé plusieurs années aux côtés du Dr Anne Raynaud, fondatrice des Instituts de la parentalité. Elle a monté en 2019 l’institut Paris-Sénart, coordonné et fondé l’association qu’elle a présidé pendant 6 ans. Elle exerce aujourd’hui en libéral, tout en assurant la fonction de formatrice et coordinatrice clinique de la Fédération des Instituts de la Parentalité.
Pauline Goutodier est diplômée de l’Université Paris Descartes (Master 2 de psychologie clinique et de psychopathologie intégrative en 2018) et titulaire du Diplôme Universitaire Attachement (Université Paris Cité en 2019).
LAURINE BRUNET
Responsable du pôle formateur et référente de formation Prévention et Petite Enfance des Instituts de la Parentalité. Formatrice. Bayonne
Elle porte une attention constante à la qualité du vivre ensemble. Laurine Brunet enrichit donc en ce sens régulièrement son objectif professionnel : apporter des clés de compréhension dans les relations humaines, pour favoriser la création de liens sécurisants. Elle concentre ses interventions auprès des professionnels et des parents : elle forme et soutient les professionnels de la relation d’aide à travers des parcours de formation ; formée à l’écoute active et à l’attachement, elle accompagne les parents pour permettre aux enfants d’être mieux compris et entendus.
Après une formation initiale d’Educatrice de Jeunes Enfants, Laurine Brunet a travaillé dans le milieu du handicap (IME, SESSAD) et tenu des postes à responsabilités dans le champ de la petite enfance. Elle est titulaire du DUFA (Diplôme Universitaire de Formateur d’Adultes) et du Diplôme Universitaire Attachement.